« Puissante », « fantastique », « phénoménale », « impressionnante », « prodigieuse »… Sur Facebook, les louanges illustrées de photos s’empilent, pour décrire et défendre l’œuvre du street artiste Nacle, qui a transformé dimanche 14 juin un mur grisâtre du boulevard Diderot, à Besançon, en une fresque dédiée à la protection de l’enfance. Un dessin qui, assume son auteur, puise sa force dans l’émoi national suscité par l’affaire Lyhanna, une jeune fille de 11 ans disparue dans le Gers le 29 mai et dont le corps a été retrouvé le 4 juin.
Peinte sous une passerelle piétonne reliant deux établissements scolaires privés, cette allégorie de la justice aux allures de Vierge Marie – yeux bandés – déclenche dans la capitale comtoise un fort engouement, qui se mesure au nombre de curieux défilant sur place pour l’admirer et, souvent, la photographier. Beaucoup tiennent également à soutenir l’artiste, car dès le lendemain de sa création, la nouvelle s’est répandue : réalisée sur un mur « non autorisé », cette fresque était promise à l’effacement quasi-immédiat, sur ordre de la municipalité.
Il vous reste 69.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.