Les élus normands l’exigeaient depuis des mois, le premier ministre, Sébastien Lecornu, l’a acté mercredi 17 juin : l’ensemble du site du Mont-Saint-Michel sera désormais piloté par une entité unique, l’établissement public industriel et commercial (EPIC) chargé depuis 2020 de développer localement l’activité économique autour du rocher granitique.
Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco et comptant parmi les monuments les plus visités de France, le joyau normand était devenu depuis des mois le théâtre d’une sourde bataille entre l’EPIC et le Centre des monuments nationaux (CMN) qui avait la main sur les recettes de l’abbaye, chef-d’œuvre de l’architecture gothique.
A l’approche de la fin de la convention entre les deux entités, prévue au 30 juin, deux scénarios avaient été soumis par le ministère de la culture à l’arbitrage de Matignon. Le premier consisterait à fusionner l’EPIC et l’abbaye afin d’instaurer une gouvernance unifiée du Mont-Saint-Michel, synonyme de simplification et de gains d’efficacité.
Il vous reste 75.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.