Elle tance le patronat tout en l’invitant à parlementer. Mercredi 24 juin, Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, a proposé aux organisations d’employeurs d’engager une négociation sur l’intelligence artificielle dans le monde du travail. Cette initiative, prise pendant le 51e congrès de la centrale cédétiste qui a débuté lundi 22 juin à Bordeaux, survient à un moment où les acteurs sociaux ont beaucoup de mal à faire avancer des dossiers à l’échelon interprofessionnel. Une atonie très largement imputable, selon la syndicaliste, à la mauvaise volonté des mouvements représentant les chefs d’entreprise, à commencer par le Medef.
Pour Mme Léon, « le dialogue social est aujourd’hui insuffisant » sur l’intelligence artificielle, alors que celle-ci bouleverse « l’emploi », « les conditions de travail » et les tâches accomplies par les salariés. « Nous avons besoin d’un accord national cadre garantissant la discussion sur ces enjeux », a-t-elle déclaré, mercredi après-midi, dans un discours dont l’objet premier était de répondre aux observations émises, la veille et l’avant-veille, par ses camarades sur le bilan de la direction confédérale au cours des quatre années écoulées.
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