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A l’écart de la présidentielle, Emmanuel Macron se pose en gardien de l’abolition de la peine de mort

· Politics

Contraint de regarder la campagne présidentielle s’ébaucher sans lui, Emmanuel Macron n’entend pas disparaître du débat national pour autant. Le chef de l’Etat s’est ainsi invité, mardi 30 juin, au 9ᵉ congrès mondial contre la peine de mort, qui se tenait à Paris, afin de mettre en garde contre les appels à restaurer la peine capitale, quarante-cinq ans après son abolition. Car même dans « ce vieux pays qu’est la France », « rien n’est jamais acquis » et « ces luttes sont toujours à reprendre », a prévenu le chef de l’Etat, conservant ses lunettes d’aviateur dans la pénombre du studio 104 de la Maison de la Radio.

« La bataille pour l’abolition (…) est éminemment contemporaine, parce qu’aujourd’hui, dans nos sociétés, ce débat revient », a-t-il lancé devant un auditoire cosmopolite. Le meurtre de Lyhanna, 11 ans, violée puis tuée dans le Gers, et celui de Louis, un adolescent de 17 ans lynché à Narbonne (Aude), ont réactivé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, et sur certains plateaux de télévision, les plaidoyers en faveur de la peine de mort. CNews, Europe 1 et le JDD ont même diffusé un sondage sur cette question.

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