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A Lyon, au procès d’un « alter ego » de Dominique Pelicot, la mécanique perverse de la domination masculine

A Lyon, au procès d’un « alter ego » de Dominique Pelicot, la mécanique perverse de la domination masculine

Identifié en 2020, au début de l’enquête consacrée à Dominique Pelicot, dans le Vaucluse, Anthony Eissenmenger, 39 ans, a été condamné vendredi 12 juin par la cour criminelle de Lyon, à quinze ans de réclusion criminelle pour viols, agressions sexuelles sur conjoint, captation d’images à caractère sexuel à l’insu de son épouse, détention d’images pédopornographiques, peine assortie de suivi sociojudiciaire, interdiction des droits civiques et inscription au fichier des délinquants sexuels.

Cet agent de sécurité apparaissait dans le téléphone de Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de réclusion criminelle dans l’affaire des viols de Mazan, sous plusieurs pseudonymes. Lorsque les enquêteurs sont remontés à lui, dans le 3e arrondissement de Lyon, ils ont découvert dans ses appareils numériques une série de photos et de vidéos pornographiques, avec notamment des scènes d’attouchements et de pénétrations, infligées à son épouse plongée dans un lourd sommeil.

L’ombre de Pelicot a plané sur les deux jours d’audience. En reprenant en détail les échanges entre les deux hommes via des messageries, l’avocat général, Michel Guedes, a décrit l’accusé en « alter ego » du violeur en série, champion de la perversité masculine. Au Lyonnais qui se renseignait sur la manière de droguer sa femme, Pelicot conseillait des dosages de sédatifs, assurant : « T’inquiète, pendant sept heures tu pourras faire des photos d’elle dans toutes les positions pendant que je la défoncerai. »

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