Des violences « systémiques » et « exceptionnelles » dans leur durée, qui ont eu un impact durable sur la vie psychique et relationnelle des victimes, et qui, pour cela, méritent réparation : voici en quelques mots les conclusions du rapport, publié samedi 20 juin, de la commission d’enquête indépendante sur les violences à Bétharram, réunie sous l’égide de l’Institut Louis-Joinet, une association spécialisée dans la justice réparative.
La révélation, en 2024, de violences physiques et sexuelles survenues pendant des décennies dans l’établissement privé catholique Notre-Dame-de-Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, s’est rapidement muée en séisme politique – plusieurs enfants de l’ancien premier ministre François Bayrou y ont été scolarisés –, assorti d’une enquête judiciaire tentaculaire, puisque près de 250 plaintes visant des religieux et des laïques ont été déposées. Une seule personne, l’ancien surveillant Patrick Martin, est aujourd’hui mise en examen et incarcéré pour « viols aggravés », « agressions sexuelles » et « violences ». A l’issue de ces révélations, l’Institut Louis-Joinet a été mandaté par la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram afin d’enquêter sur les violences commises dans l’établissement béarnais entre les années 1950 et 2000.
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