Jean-Luc Mélenchon, pourtant grand pourfendeur des médias, l’avoue sans fard : il est très satisfait de l’interview qu’il a donnée à LCI le 8 mai, quelques jours après avoir officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Doté d’une force de frappe exceptionnelle sur les réseaux sociaux, il n’avait accepté l’invitation du média qu’à la condition que l’entretien porte exclusivement sur l’actualité internationale. La chaîne d’information en continu du groupe TF1 s’est inclinée. « Maintenant vous n’êtes plus seuls au monde, il y a toute la sphère du numérique ! », lançait, narquois, le leader « insoumis », le 19 mai, aux représentants des médias venus l’interroger à l’invitation de l’Association de la presse présidentielle.
Comme Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), entend tirer parti du développement des réseaux sociaux et des plateformes pour contourner les journalistes. Le trentenaire assume de ne plus se rendre dans les matinales des radios et télévisions, jugeant le feu roulant de questions sur l’actualité trop périlleux pour la communication millimétrée et très maîtrisée qu’il entend développer. Et s’il a consenti une exception, le 1er juin, sur BFM-TV, l’entretien n’a porté que sur le sujet sur lequel il souhaitait s’exprimer : les violences consécutives à la finale de la Ligue des champions.
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