Cinq ans et demi après sa disparition, la famille et les enfants de Delphine Aussaguel, l’épouse de Cédric Jubillar, vont enfin pouvoir entamer leur travail de deuil. Les experts scientifiques de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Pontoise (Val-d’Oise) ont annoncé, dimanche 19 juillet, que les ossements du « bas du corps » retrouvés deux jours plus tôt dans le Tarn étaient bien ceux de l’infirmière, âgée de 33 ans lors de sa mort dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
« Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », a déclaré, dimanche, en fin de journée, Nicolas Jacquet, le procureur général de Toulouse à l’Agence France-Presse (AFP). Durant deux jours, jeudi et vendredi, près de 100 gendarmes avaient exploré un champ sur la commune de Mailhoc (Tarn), sur la D600, à un peu plus de dix kilomètres du domicile du couple, à Cagnac-les-Mines, avant de mettre un terme aux recherches.
« Les éléments pertinents ont été envoyés au siège de l’IRCGN et les résultats des analyses seront connus dans un délai relativement court », avait alors précisé le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement Tarn. Selon plusieurs sources, « ces éléments pertinents » seraient deux fémurs. La gendarmerie n’a pas communiqué sur d’éventuelles autres parties du corps retrouvées sur place, qui pourraient se révéler importantes pour la suite des investigations, notamment pour déterminer les causes de la mort.
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