La députée La France insoumise (LFI) Sophia Chikirou a été relaxée, lundi 8 juin, par le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations d’escroquerie liée à un média qu’elle avait cofondé, mais a été condamnée pour vol dans ce même dossier, qui a ressurgi pendant sa campagne pour les municipales dans la capitale.
Mme Chikirou, absente lundi au tribunal, et à laquelle l’accusation reprochait notamment d’avoir tenté sans succès à l’été 2018 de faire virer des fonds de la webtélé Le Media, qu’elle ne dirigeait plus, à sa société Mediascop, a été relaxée de ces faits et condamnée à 8 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour un vol de chèques jamais utilisés, a déclaré le président Guillaume Daieff.
Lors des réquisitions, le parquet de Paris avait demandé une amende de 50 000 euros, sans inéligibilité, contre la députée de LFI, qui conteste les faits.
Dans ce dossier dont les faits remontent à 2018, la candidate malheureuse à la mairie de Paris était soupçonnée d’avoir cherché, les 27 et 28 juillet 2018, à faire indûment régler une facture contestée de 67 146 euros, adressée par sa société de communication Mediascop à l’une des filiales commerciales du Média, la webtélé lancée en janvier 2018 par elle et d’autres personnalités proches de LFI.