Quatre-vingts ans après le meurtre en 1946 d’un garde-chasse dans l’Indre, la cour de révision a refusé, jeudi 2 juillet, d’annuler la condamnation de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, opposant une fin de non-recevoir aux décennies de campagne pour leur réhabilitation.
Dans ce vieux dossier criminel d’après-guerre dont les protagonistes sont aujourd’hui morts, dossier devenu une légende locale dans le Berry, où 31 communes ont des espaces publics au nom des chasseurs Mis et Thiennot, ces derniers avaient été condamnés à quinze ans de travaux forcés pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, à Saint-Michel-en-Brenne, à la suite d’une altercation.
« La cour de révision relève que s’il est manifeste que les enquêteurs n’ont pas exploré toutes les pistes envisageables, les raisons pour lesquelles leurs soupçons se sont rapidement portés sur ce groupe de chasseurs ressortent des pièces du dossier », même récemment expurgé de certaines pièces-clés obtenues grâce à la violence par les policiers, a affirmé le président de la cour, Nicolas Bonnal.