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Angleterre-Argentine : une demi-finale de Coupe du monde sous le poids d’une rivalité exacerbée par l’histoire

Angleterre-Argentine : une demi-finale de Coupe du monde sous le poids d’une rivalité exacerbée par l’histoire

Entre l’Angleterre et l’Argentine, la rivalité sportive n’est jamais très éloignée de l’hostilité géopolitique. Le match qui les oppose, mercredi 15 juillet à Atlanta (Géorgie), pour une place en finale de la Coupe du monde de football 2026, ne ravive pas seulement son lot de souvenirs plus ou moins glorieux de matchs sous tension. Il convoque tout autant la mémoire, intacte et sensible, de la guerre des Malouines, en 1982, qui affecte encore les relations des deux pays.

« L’Angleterre a eu un rôle important [de longue date] dans l’histoire de l’Argentine, rappelle Lucie Hémeury, historienne à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (Suisse). Sur le plan politique, au XIXe siècle, l’Argentine faisait partie de l’empire informel britannique. Cela a nourri, surtout à partir de l’entre-deux-guerres, un courant critique anti-impérialiste qui appelait à se libérer de la domination anglaise. »

Autre élément clé de cette histoire commune : c’est l’Angleterre qui a introduit le football en Argentine. Il était donc logique que leur opposition trouve aussi une traduction sur le rectangle vert. La première rencontre en Coupe du monde entre les deux pays, en phase de groupes de l’édition 1962, se solde par une nette victoire des Three Lions (3-1). Quelques jours plus tard, alors que les deux sélections sont à égalité de points pour une place en quarts de finale de la compétition, l’Albiceleste est finalement éliminée à la différence de buts.

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