Culture

Au Festival d’Avignon, des artistes en appellent à Emmanuel Macron : « Les coupes budgétaires nous obligent à crier, tant il y a urgence »

Au Festival d’Avignon, des artistes en appellent à Emmanuel Macron : « Les coupes budgétaires nous obligent à crier, tant il y a urgence »

« Monsieur le président [de la République], nous, artistes réunis à Avignon, vous interpellons aujourd’hui pour le théâtre, la danse, le cirque, la musique, la marionnette, la performance, qui subissent depuis plusieurs mois des attaques d’une brutalité inédite ».

Au Festival d’Avignon, l’inquiétude du monde théâtral face aux coupes budgétaires réalisées par l’Etat gagne du terrain. Lors de la dernière représentation de Maldoror dans la magnifique et si symbolique Cour d’honneur du Palais des papes, dimanche 12 juillet, à 22 heures, neuf artistes ont interpellé le président de la République, Emmanuel Macron. Les metteurs en scène Julien Gosselin, Rebecca Chaillon, Baptiste Amann, Elise Chatauret, Céline Champinot, Julie Deliquet, l’auteur et compositeur Abdelwaheb Sefsaf, les chorégraphes Bouba Landrille Tchouda et Madeleine Fournier ont saisi le micro sous le regard du directeur du Festival, Tiago Rodrigues, présent à leurs côtés.

« Les coupes budgétaires à répétition et celles qu’on nous annonce nous obligent à crier, tant il y a urgence », ont lancé les créateurs lors d’un discours où le désir de frapper fort était manifeste : « Spectacles déprogrammés, saisons amputées à la dernière minute, équipes artistiques, techniques et administratives précarisées et épuisées, lieux contraints de renoncer à leurs missions… Est-ce ce paysage de ruine que vous voulez laisser derrière vous ? »

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