Au Louvre ou à Versailles, la tarification différenciée n’a pas découragé les visiteurs extra-européens
Quel bilan peut-on dresser six mois après l’instauration de la tarification différenciée pour les visiteurs extra-européens ? Pour rappel, cette mesure test avait été annoncée en 2024 par l’ex-ministre de la culture Rachida Dati, à compter de janvier 2026, dans cinq des sites culturels les plus visités de France – le Louvre, la Sainte-Chapelle, l’Opéra Garnier à Paris, les châteaux de Versailles (Yvelines) et de Chambord (Loir-et-Cher). Un dispositif conçu pour renflouer les caisses et financer les travaux indispensables à la préservation de ce patrimoine ancien, à l’heure même où les subventions publiques s’amenuisent.
Premier constat : selon nos informations, quelques euros supplémentaires n’ont pas découragé les visiteurs venus de loin pour contempler le plafond de Chagall, revivre l’époque de Marie-Antoinette ou croiser le regard de la Joconde. Au Louvre, où le droit d’entrée a bondi de 22 à 32 euros pour les extra-Européens, comme à Versailles, qui a augmenté son tarif de 32 à 35 euros, la majoration n’a pas fait de vagues. « Les visiteurs, notamment américains, estiment normal de payer plus cher dans la mesure où ils ne paient pas de taxes en France », constate Josy Carrel-Torlet, directrice du développement économique des publics au Centre des monuments nationaux (CMN), qui coiffe une centaine de monuments, dont la Sainte-Chapelle.
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