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Au Mans, l’arrivée en Ligue 1 redonne du lustre au stade Marie-Marvingt, premier « éléphant blanc » de France

Au Mans, l’arrivée en Ligue 1 redonne du lustre au stade Marie-Marvingt, premier « éléphant blanc » de France

Situé dans le sud de la ville, en plein cœur du pôle d’excellence sportive du Mans, le stade Marie-Marvingt se fond dans le décor. L’écrin de 25 000 places – le deuxième plus grand de la région derrière la Beaujoire, à Nantes – est entouré de l’Antarès Arena, où évolue l’équipe de basket de la cité sarthoise, et du mythique circuit des 24 Heures du Mans, l’épreuve d’endurance automobile la plus réputée au monde. Samedi 22 août, il accueillera la première rencontre de Ligue 1 de son histoire, avec le match des Sang et Or contre Brest.

A quelques pas de l’enceinte, le local du Virage sud bouillonnait dix jours avant cette échéance, alors que vrombissaient les voitures de course s’entraînant sur le circuit Bugatti voisin : mercredi 12 août, des bénévoles du plus important groupe de supporteurs du club, fondé en 1985, distribuent des passes à ses adhérents. Pour cette saison 2026-2027, 13 500 personnes se sont abonnées au stade, un record.

« Pendant nos années dans les divisions inférieures, [le stade] avait du mal à se remplir, même si on avait la deuxième meilleure affluence de Ligue 2 la saison dernière, derrière Saint-Etienne [avec quelque 12 000 spectateurs en moyenne par match] », témoigne Elodie Drouet, secrétaire du Virage sud. Pour son retour dans l’élite du football français, seize ans après l’avoir quittée, la formation sarthoise pourra compter sur le soutien du stade Marie-Marvingt, longtemps considéré comme le premier « éléphant blanc » de France – une construction coûteuse, délaissée et très peu lucrative.

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