Jeudi 11 juin dans l’après-midi, le ministre de l’industrie, Sébastien Martin, réunira le ban et l’arrière-ban du secteur automobile, avec les ONG de défense de l’environnement. Objectif : évaluer l’impact de la fiscalité destinée à favoriser l’électrification sur l’évolution des ventes de voitures neuves, qui baissent globalement de 0,6 % sur les cinq premiers mois de l’année 2026, par rapport à la même période de 2025. Le recul atteint même 31 % par rapport aux cinq premiers mois de 2019, un âge d’or regretté par la filière.
Le ministre s’est dit prêt, en janvier, à remettre à plat la taxation des véhicules, si, comme l’invoquent les constructeurs et les concessionnaires, le malus – surtaxe en fonction du poids et des émissions de CO₂ – est à l’origine de la déprime du marché. Il leur a toutefois demandé de documenter le phénomène.
A ce stade, l’élu de Châlon-sur-Saône (ex-membre du parti Les Républicains), aura toutefois du mal à conclure. La Plateforme automobile (PFA), qui regroupe les constructeurs et les grands équipementiers, et Mobilians (ex-CNPA), qui unit les métiers de services, des concessionnaires aux auto-écoles, n’ont pas terminé leur évaluation. Ils ont mandaté deux cabinets de conseil, Roland Berger et AAA Data, afin qu’ils chiffrent l’impact des différentes mesures réglementaires et fiscales sur les ventes. Mais les calculs sont complexes et ne pourront pas être présentés demain.
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