Économie

« Le géant GSK casse sa tirelire pour racheter la biotech Nuvalent et récupérer trois traitements contre le cancer du poumon »

« Le géant GSK casse sa tirelire pour racheter la biotech Nuvalent et récupérer trois traitements contre le cancer du poumon »

En 2014, les laboratoires pharmaceutiques GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis avaient troqué des pans d’activité, comme d’autres des vignettes Panini. Le britannique apportait ses médicaments contre le cancer au Suisse en échange des vaccins de Novartis. Une transaction à 21 milliards de dollars (18 milliards d’euros), la plus importante jamais menée par GSK. Et voilà que le géant britannique réalise la seconde plus importante opération de son histoire : il casse sa tirelire afin de regarnir son portefeuille en oncologie, douze ans après ce choix stratégique douteux.

GSK a annoncé, mardi 9 juin, un accord visant à mettre la main sur la biotech américaine Nuvalent pour 10,6 milliards de dollars. Une affaire payée 40 % plus cher que son dernier cours de Bourse, afin de récupérer les trois traitements contre le cancer du poumon développés par Nuvalent, dont deux font déjà l’objet d’une demande de mise sur le marché auprès des autorités américaines.

Comme la plupart des grands laboratoires, GSK est confronté à l’expiration des brevets de médicaments vedettes. Son produit phare pour traiter le VIH tombe dans le domaine public à partir de 2028. Il lui faut donc trouver des molécules prometteuses pour compenser les futures pertes de chiffre d’affaires, quitte à les acheter faute de percées majeures dans son portefeuille de produits en développement.

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