Voice of Freedom Повна версія

Autonomie de la Corse : pour ou contre ? L’avis de deux constitutionnalistes

· Politics

Wanda Mastor et Julien Jeanneney, tous deux professeurs de droit public, la première à l’université de Corte et le second à celle de Strasbourg, ont des opinions diamétralement opposées sur la question du statut d’autonomie de la Corse, discuté depuis mardi 16 juin à l’Assemblée nationale dans le cadre d’un projet de loi constitutionnelle. Leurs divergences se concentrent autour de deux points essentiels : la reconnaissance d’une communauté spécifique à la Corse et les pouvoirs d’adaptation et de création de lois et règlements accordés aux institutions locales.

La notion de « communauté historique, linguistique, culturelle »

Pour Julien Jeanneney, « consacrer une communauté dans la Constitution et la fonder sur la culture va à l’encontre de la conception traditionnelle française de la citoyenneté et de l’indivisibilité de la République ». Il y voit aussi la possibilité d’un « effet boule de neige » par rapport à d’autres revendications de type régionaliste : « Il n’y a aucune raison que d’autres groupes se percevant comme une communauté ne réclament pas à leur tour un statut spécial et – pourquoi pas ? –, leur propre article dans la Constitution ». On pense évidemment aux régions à forte identité et disposant d’une langue à part, comme l’Alsace, la Bretagne ou le Pays basque.

Il vous reste 78.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.