Politique

Après l’interdiction d’un concert de La France insoumise à Paris, la gauche divisée

Après l’interdiction d’un concert de La France insoumise à Paris, la gauche divisée

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, aurait-il sans le vouloir concédé « un superbe cadeau politique » à La France insoumise (LFI) ? C’est, en coulisses, le sentiment qui traversait certains membres de la majorité au Conseil de Paris après la publication de l’arrêté préfectoral décidant d’interdire le concert organisé par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, place de la République, à Paris, dimanche 21 juin, à l’occasion de la Fête de la musique.

Immédiatement, le fondateur de LFI a dénoncé une « décision de dernière minute, prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant, publiquement, politiquement hostiles à La France insoumise » et « un scandale démocratique grave en période électorale ». Un recours va être déposé devant le tribunal administratif.

Organisé depuis des mois, le concert était censé accueillir des artistes comme la rappeuse « féministe » et « anticapitaliste » 2L, les rappeurs Kulturr et Médine ou le Franco-Algérien DJ Guido. L’annonce de cet événement avait suscité la colère du président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Yonathan Arfi, convaincu que LFI « représente un danger existentiel pour les Français juifs ». Selon lui, le mouvement tentait de « s’approprier la place de la République un soir de Fête de la musique ».

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