Les contenus dessinés pour la jeunesse adaptés en prises de vues réelles semblent inspirer Netflix. Après One Piece (série diffusée en 2023), la plateforme s’empare d’un des dessins animés les plus intelligents et emblématiques des années 2000 pour le transformer en série, Avatar. Le dernier maître de l’air, dont la saison 2, avec des acteurs en chair et en os, est disponible à partir du jeudi 25 juin.
Succès aux Etats-Unis, son pays de création, mais aussi à l’international, Avatar avait le mérite de prendre son public au sérieux, en proposant une saga d’apprentissage sur des peuples victimes de la cruauté et de l’inconséquence des puissants. En délivrant aussi un message sur la complexité des humains et leur capacité de rédemption. Dans cette série d’animation, si la gaieté et la détermination de la jeunesse ne suffisaient pas à faire tomber les dictatures, elles galvanisaient, à n’en pas douter, les spectateurs, leur montrant au passage combien il est important d’affronter ses responsabilités.
Bien loin des êtres bleus mis en scène par James Cameron, le dessin animé original retrace l’épopée d’un jeune moine nomade, Aang, au sein d’un univers de fantasy panasiatique où quatre civilisations possèdent chacune la maîtrise d’un élément (le feu, la terre, l’eau, le vent). Dans ce monde, Aang est l’avatar, le seul être capable de dompter les quatre forces naturelles et de maintenir l’ordre au milieu des conflits. On découvre ainsi les colonisations, les exactions de guerre et les génocides, les réfugiés, la manipulation de l’histoire et de l’information.
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