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Avec la canicule, les établissements scolaires face à des températures intenables en classe : « Dans ces conditions, ça ne s’appelle plus faire cours »

Avec la canicule, les établissements scolaires face à des températures intenables en classe : « Dans ces conditions, ça ne s’appelle plus faire cours »

Dans le collège d’Amélie Pacaud, en banlieue parisienne, chaque journée caniculaire est un calvaire. Aucun volet extérieur ne protège les fenêtres du soleil qui écrase la vaste façade sud plus de dix heures par jour. « On cuit à l’étouffée », résume l’enseignante de français, qui fait face à des classes de 29 élèves. Les adolescents ont défilé aux toilettes pour boire toute la journée et des ventilateurs ont été mis à disposition dans les salles de classe les plus exposées, mais « cela ne sert qu’à brasser de l’air brûlant ». Jeudi 28 mai, des élèves se sont plaints de maux de tête, certains ont été pris de malaises ou de vomissement, presque tous étaient « amorphes ». « Dans ces conditions, ça ne s’appelle même plus faire cours, nous subissons tous », déplore Amélie Pacaud.

Sur tout le territoire, l’épisode de forte chaleur qui a conduit Météo-France à placer 17 départements de l’Ouest et de l’Ile-de-France en vigilance orange canicule, jeudi, met les établissements scolaires en surchauffe. Inédite par sa précocité, cette vague touche le pays pour la première fois alors que tous les élèves de la maternelle au lycée général sont encore en classe, et que près de 200 000 candidats au baccalauréat professionnel passent des épreuves jeudi et vendredi. Des consignes ont été diffusées aux établissements par le ministère de l’éducation nationale, mais aucune fermeture d’établissements à grande échelle n’a été décidée, pas plus que le report des examens.

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