Baby-boom sur les plateaux du Festival d’Aix-en-Provence
Le Festival d’Aix-en-Provence connaît cette année une situation particulière : quatre de ses cinq productions (La Flûte enchantée, de Mozart, La Femme sans ombre, de Richard Strauss, Accabadora, de Francesco Filidei, et le Requiem, de Mozart, mis en scène par Romeo Castellucci) requièrent des enfants sur scène. Pas moins de 42 gamins, chanteurs, comédiens ou figurants, dont l’âge s’échelonne du nourrisson de 6 mois à l’adolescent de 17 ans. « C’est un vrai défi en termes d’organisation, constate l’administratrice de production, Manon Bohn, car le travail des jeunes en France est très encadré, et notamment interdit aux moins de 16 ans, sauf dérogation. »
Pour chacun des petits artistes, il a donc fallu demander une autorisation auprès de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités, présenter chaque dossier devant la commission des enfants du spectacle, avant que ceux-ci ne soient ratifiés par un arrêté préfectoral.
« Une fois que le dossier administratif est prêt – assentiment des parents, papiers d’identité, certificat médical, autorisation du chef d’établissement scolaire –, il faut que chaque spectacle détermine la nature exacte de son projet, les intentions du metteur en scène, les prévisions du planning, les conditions d’emploi, ainsi que la garantie d’un accompagnement spécifique des enfants », développe Manon Bohn. A l’inspection du travail, ensuite, d’exercer un contrôle. La durée du temps de travail n’est en effet pas la même selon les tranches d’âge. Quant à l’activité nocturne, spécifique de l’opéra, si les moins de 16 ans ne doivent pas dépasser le créneau des 20 heures-24 heures, les plus grands peuvent être employés de 22 heures à 6 heures.
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