« C’est pas grave mon bonhomme. Le foot, c’est pas grave » : les fans tricolores résignés après la défaite de la France en demi-finales de la Coupe du monde
Le coup de sifflet final a soufflé les rues de la capitale. Mardi 14 juillet, à 23 heures, le silence a rempli les avenues parisiennes. Les bars, jusqu’ici bondés de supporteurs tricolores, se sont vidés dans un calme inhabituel. Sur le bassin de l’Arsenal, port de plaisance bordé de lieux festifs à la frontière entre les 4e et 12e arrondissements, le rire des mouettes semblait moquer la tristesse de ceux qui erraient encore, sonnés par la défaite. L’équipe de France venait de s’incliner en demi-finales de la Coupe du monde de football, 0-2, face à l’Espagne, à Dallas (Texas), mettant un coup d’arrêt à son rêve de décrocher une troisième étoile, après les victoires de 1998 et 2018.
Partout en France, les mêmes scènes d’abattement et de résignation des fans, à l’issue de la rencontre. A Roubaix (Nord), dans la salle des fêtes Henri-Watremez, la confiance en l’équipe de Didier Deschamps s’est fissurée au fil du match. « Méconnaissables, ils étaient méconnaissables, s’est désolé, au coup de sifflet final, Claude Pietin, venu accompagné de ses petits-enfants. Je les ai serinés avec la victoire de 1998, j’ai l’air malin, là. » Accroché à lui, le plus jeune, 6 ans, tombe de sommeil. « J’ai perdu », répète-t-il, triste et épuisé, avant que son papy ne le prenne dans ses bras en lui assurant : « C’est pas grave mon bonhomme. Le foot, c’est pas grave. »
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