« La Seine remontera vers sa source, à condition d’attendre », Raymond Queneau.
Patiemment, sur mon carnet, je recopie les mots « Mitgeschöpflichkeit » (« compagnonnage », en allemand) et « apocatastase » (salut pour tous).
J’ai sous les yeux un livre consacré à L’Eglise et la Cause animale (Facultés Loyola Paris, 2024), une réflexion œcuménique menée en territoire jésuite par divers spécialistes. Je suis complètement passionnée par ce que je lis tout en étant intriguée : comment ce si joli cimetière pour animaux d’Asnières (Hauts-de-Seine) a-t-il pu me mener là ?
L’absence de signes religieux (on aperçoit ici ou là, tout au plus, quelques références à l’éternité, une petite croix, une vierge discrète, des fleurs à la Toussaint) dans un lieu à ce point anthropomorphisé m’a surprise. Elle s’explique par une interdiction originelle : les fondateurs du lieu étaient anticléricaux et l’Eglise n’aurait pas toléré qu’il y en ait à l’époque. Dans d’autres cimetières animaliers français plus récents, ils sont bien plus fréquents.
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