Culture

La tapisserie de Bayeux, arrivée à Londres, désormais aux bons soins du British Museum

La tapisserie de Bayeux, arrivée à Londres, désormais aux bons soins du British Museum

Vendredi 17 juillet, l’ambiance était électrique au British Museum. Depuis une semaine, le musée londonien, d’ordinaire arpenté pour ses sarcophages égyptiens et ses marbres du Parthénon, abrite un invité exceptionnel, au cœur de toutes les attentions : la tapisserie de Bayeux. « Même si les Britanniques sont suspendus à la nomination d’un nouveau premier ministre et occupés par la Coupe du monde de football, l’arrivée de la tapisserie a fait la une de tous nos journaux », s’est enthousiasmé Lord George Osborne, président du British Museum, un pin’s aux drapeaux français et britannique au revers de sa veste. « C’est un moment historique, encore plus extraordinaire que ce qu’on pensait », a rebondi la ministre de la culture française, Catherine Pégard, signe qu’il s’agit bien là d’une affaire d’Etat : « On parlait d’entente cordiale, nous sommes aujourd’hui dans une entente amicale. »

Dans l’espace aux murs bleus de la Sainsbury Exhibitions Gallery, la broderie millénaire relatant sur 70 mètres de long la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie repose à plat, sur une table sur roulettes face à la vitrine, réalisée sur mesure, qui l’abritera dans quelques jours. Exceptionnellement, 3 mètres, aux couleurs d’une fraîcheur saisissante, s’offrent aux regards pour quelques instants : la rencontre au sommet entre Guillaume le Conquérant et Harold de Wessex. Une parenthèse le temps de quelques prises de vues avant que les restauratrices ne la recouvrent prestement d’un tissu la protégeant de la lumière et de la poussière.

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