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Clément Cogitore, metteur en scène de « La Flûte enchantée » : « A l’opéra, ce qui est stimulant, c’est de n’être qu’un élément parmi d’autres »

· Culture

Après le succès des Indes galantes, de Rameau, montées en 2019 à l’Opéra Bastille à Paris, l’artiste contemporain, photographe et réalisateur Clément Cogitore revient à l’opéra avec La Flûte enchantée (1791), de Mozart, présentée du jeudi 2 au mardi 21 juillet sur le plateau du Théâtre de l’Archevêché, au Festival d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Nous avons rencontré le metteur en scène, âgé de 42 ans, dans son atelier de la rue Hégésippe-Moreau, dans le 18e arrondissement de Paris, juste avant son départ pour le fief lyrique provençal, alors que se tient, jusqu’au 20 septembre, au MuCEM, à Marseille, son exposition, « Ferdinandea, l’île éphémère », et que le vernissage de « Memory Palace », lundi 6 juillet, aura lieu dans le cadre des Rencontres de la photographie d’Arles (Bouches-du-Rhône).

Pourquoi avoir voulu mettre en scène « La Flûte enchantée » et pourquoi avoir choisi Mozart ?

Il y a peu de chefs-d’œuvre lyriques qui m’intéressent comme metteur en scène. Quelques-uns sont suffisamment écrasants pour que je n’aie pas envie de me mesurer à eux. En 2019, l’ancien directeur du Festival d’Aix Pierre Audi [mort le 3 mai 2025] m’a d’abord parlé de titres moins connus. Mais je savais qu’une nouvelle Flûte était dans les tuyaux. C’est une des rares œuvres pour lesquelles j’ai beaucoup de désir. Beaucoup de peur, aussi. Mais je me suis dit que c’était maintenant.

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