« Bollo, si tu savais… ton PSE, où on se le met. » Ce jeudi 16 avril, une clameur rageuse se faufile jusqu’aux oreilles des touristes en train d’admirer l’Arc de triomphe, place de l’Etoile, à Paris. Environ 200 personnes se pressent le long d’un segment de la rue de Presbourg à peine plus long que l’hôtel particulier qui abrite les bureaux d’Arnaud Lagardère, président de Prisma Media depuis le 27 août 2025.
Les salariés du groupe, entité de Louis Hachette Group, dont le dirigeant vice-préside le conseil d’administration, sont encore sous le choc de l’annonce du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui leur a été faite le 30 mars : 261 postes existants pour 245 occupés actuellement (car des départs n’ont pas été remplacés) sont visés, soit près de 40 % des effectifs – des proportions encore plus grandes que lors du dévoilement du projet, au cours d’un comité social et économique en décembre 2025.
C’est le troisième plan de départs en deux ans, mais aussi le plus gros. « C’est du jamais-vu, d’une ampleur irrationnelle », tonne un manifestant, très en colère contre Vincent Bolloré, premier actionnaire, à hauteur de 30 %, de Louis Hachette Group. Les syndicats ont jusqu’au 22 juillet pour rendre leur avis, purement consultatif, conclusif de la procédure d’information-consultation.
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