Sauf coup de théâtre, la CFE-CGC va être dirigée par une femme pour la deuxième fois dans son histoire. Mercredi 10 juin, Christelle Thieffinne devrait être élue à la tête du syndicat qui défend les cadres et le personnel de l’encadrement, à l’occasion du 39e congrès de cette organisation, à Strasbourg. Seule candidate en lice, elle succède à François Hommeril, qui ne se représentait pas après avoir accompli trois mandats, depuis 2016.
La passation de témoin intervient dans un contexte où l’audience de la confédération est portée par des vents ascendants. Un bémol à ce bilan positif : des dissensions internes concernant les relations avec l’extrême droite ont éclaté, fin janvier, et laissé des traces.
En cédant le fauteuil de numéro un, à près de 65 ans, François Hommeril peut exprimer de la satisfaction sur au moins un point : sa centrale se trouve dans une bonne dynamique. Elle revendique actuellement quelque 180 000 adhérents, contre 145 000 une décennie plus tôt. Aux élections professionnelles qui se sont tenues dans le privé de 2021 à 2025, elle a recueilli 12,95 % des suffrages, soit 3,5 points de plus par rapport à la période 2009-2013.
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