Économie

Commerces : les faillites en cascade vident les centres-villes

Commerces : les faillites en cascade vident les centres-villes

Dans les trois principales artères commerçantes du centre-ville de Melun, les affichettes « à louer » des agents immobiliers se multiplient sur les vitrines à l’abandon. Pas un jour ne passe sans que les clientes de Béatrice Jalbert, la gérante du magasin de vêtements Esprit de femme, situé rue du Général-de-Gaulle, ne lui parlent, inquiètes, « de toutes ces boutiques qui ferment » et des « difficultés pour se garer ».

« Les gens vont acheter dans les centres commerciaux et sur Internet. Et après, ils se plaignent qu’il n’y a plus de commerces de proximité », se désole la commerçante. Avec un taux de vacance commerciale de 21,4 % il y a un an, lors du dernier relevé de Codata – une société spécialisée dans la production de données concernant l’immobilier de commerce –, la préfecture de la Seine-et-Marne dépasse de loin la moyenne des centres-villes d’Ile-de-France (8,6 % en 2025).

Installée à Melun depuis dix-huit ans avec son mari, qui gère un magasin de vêtements pour hommes un peu plus loin, Mme Jalbert a vu le cœur historique changer de visage. Les commerces de vêtements, de chaussures et d’équipement de maison ont laissé place « aux barbiers et aux centres dentaires », explique-t-elle, en désignant du doigt celui qui a remplacé, de l’autre côté du trottoir, un magasin Burton of London – enseigne liquidée en février 2024.

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