Coupe du monde 2026 : après le fiasco au Qatar, les joueurs allemands esquivent les sujets politiques
Les propos de Rudi Völler avaient à la fois valeur de conseil et d’avertissement pour ses joueurs. Moins de deux semaines avant le premier match de l’Allemagne à la Coupe du monde de football 2026, face à Curaçao dimanche 14 juin à Houston (Texas), le directeur sportif de la Nationalmannschaft avait secoué le paisible stage de préparation de la sélection en Bavière : « Nous serions bien inspirés de séparer un peu sport et politique. »
L’ancien attaquant international précisait ne pas vouloir « mettre de muselière » aux protégés de Julian Nagelsmann. Mais sa prise de parole, référence explicite au fiasco vécu par l’équipe allemande lors du Mondial 2022 au Qatar, n’est pas passée inaperçue. Personne au sein du groupe de vingt-six joueurs retenu par le sélectionneur ne souhaite revivre cette expérience : une élimination prématurée dès la phase de groupes, au terme d’un tournoi où les sujets extra-sportifs avaient pris une place considérable.
Dans le petit émirat du Golfe, les quadruples champions du monde s’étaient inclinés, dès leur entrée en lice, contre le Japon (1-2). Une rencontre qu’ils avaient commencée par un cliché qui avait fait le tour de la planète : sur la photo officielle, avant le coup d’envoi, les Allemands s’étaient couvert la bouche avec la main. « Nous voulions faire passer le message que la FIFA impose le silence aux sélections », avait expliqué Hansi Flick, le coach de l’époque.
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