Galvao Bueno n’a jamais gagné un seul trophée, ni marqué un seul but. Pourtant, l’homme de 75 ans est l’une des plus grandes légendes de l’histoire du football masculin brésilien. Il accompagne de sa voix grave toutes les épopées de la sélection brésilienne, la Seleçao, en Coupe du monde depuis 1978. Il sublime les moments de gloire, s’égosillant par exemple d’un intraduisible « é tetra ! », lors du sacre aux Etats-Unis, en 1994 – le quatrième des cinq glanés par l’équipe. Il enfonce le clou, aussi, dans les moments de déchéance, à l’instar de son « C’est devenu une promenade de santé », lancé avec dépit, vingt ans plus tard, à l’occasion de la déroute, à domicile, face à l’Allemagne (1-7).
Reconnaissable entre mille grâce à ses cheveux plaqués en arrière et ses lunettes rondes accentuant ses yeux globuleux, Galvao Bueno est un véritable monument dans son pays. « C’est la voix du Brésil », résume le chroniqueur Mauro Beting, qui commente cette édition 2026 à ses côtés pour la chaîne SBT. « C’est comme si un joueur disputait un match avec Pelé [1940-2022] ! », s’enthousiasme-t-il.
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