Ronald Koeman est un homme comblé. Que pouvait rêver de mieux le sélectionneur des Pays-Bas que la déroute (5-1) infligée par ses joueurs à la Suède, samedi 20 juin, à Houston, pour la deuxième journée de la phase de poules de la Coupe du monde 2026 ? « J’ai adoré voir jouer mon équipe, a affirmé, dithyrambique, le technicien de 63 ans, après la rencontre, alors que son équipe a presque validé son ticket pour les seizièmes de finale de la compétition. Nous avons fait ce que nous devions faire. »
A en croire le sélectionneur néerlandais, même le monarque Willem-Alexander des Pays-Bas, présent dans les tribunes du Houston Stadium, était aux anges. « Le Roi a été très heureux, il a beaucoup aimé la partie », a souri M. Koeman. Il faut dire que les Bataves ont envoyé un signal très fort, au Texas, en étrillant des Blagult complètement dépassés sur le plan défensif. Une performance saluée par l’imposante armada de supporteurs néerlandais massés en tribunes, dont certains venus au stade à bicyclette.
Sonnés par le nul (2-2) concédé six jours plus tôt face au Japon pour leur entrée en lice dans le tournoi, les « Oranje » ont su renverser la table en s’appuyant sur un trident d’attaquants à l’habileté méphistophélique. Les innombrables débordements des ailiers néerlandais, lancés à toute allure, ont semé la panique dans les rangs scandinaves. Et, sous les vivats des supporteurs bataves, ce fut un déluge de combinaisons, de dribbles, d’occasions, de centres tendus et de buts.
« Ils nous ont fait mal sur les ailes », a admis le sélectionneur anglais de la Suède, Graham Potter, après cette démonstration de force des Pays-Bas. Dans le football, quand vous prenez quatre ou cinq buts, c’est un problème. » Dans les entrailles du Houston Stadium, le technicien a mentionné, comme envieux, les patronymes des joueurs néerlandais. « Ils n’ont pas une mauvaise équipe, a-t-il euphémisé. Nous avons perdu contre une formation de très haut niveau, dans un stade un peu trop orange pour être honnête. »
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