Sport

Coupe du monde 2026 : la qualification d’Haïti pour le Mondial, une « bouffée d’oxygène pour le pays »

Coupe du monde 2026 : la qualification d’Haïti pour le Mondial, une « bouffée d’oxygène pour le pays »

La dernière fois qu’Haïti a disputé la Coupe du monde, en 1974, les footballeurs portaient des cheveux longs, le Néerlandais Johan Cruyff et l’Allemand Franz Beckenbauer étaient au sommet de leur art, et la RFA remportait la compétition pour la deuxième fois. Cinquante-deux ans après cette unique participation, les Grenadiers vont de nouveau disputer le tournoi. Samedi 13 juin, ils affronteront l’Ecosse, à Boston, avant de défier le Brésil, six jours plus tard, puis le Maroc, mercredi 24 juin, dans un groupe C relevé.

En un demi-siècle, le visage de la sélection haïtienne a considérablement évolué, épousant les transformations historiques de la nation caribéenne. Dans les années 1970, la grande majorité des internationaux étaient ainsi nés dans le pays et évoluaient au sein de clubs locaux. En 2026, ils sont à peine plus d’un tiers (10 sur 26) à y être nés et un seul joue dans l’Etat insulaire. Les autres sont issus des diasporas présentes en France, au Canada, en Suisse et aux Etats-Unis.

« A travers les histoires individuelles, notre sélection incarne celle d’Haïti, raconte au Monde Duckens Nazon, deuxième meilleur buteur de l’histoire des Grenadiers, né à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Des catastrophes naturelles ont, par exemple, entraîné des adoptions. On est un groupe multiculturel mais, à la fin, on est tous haïtiens. »

Il vous reste 79.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué