Sur Copley Square, place sise au cœur de Boston, une réplique géante du ballon officiel de la Coupe du monde de football fait office de rappel. Le tournoi a bel et bien commencé, ce dont pourraient douter certains habitants de cette ville de 675 000 âmes. Dans la cité du nord-est des Etats-Unis, le soccer n’est pas le sport roi et, jeudi 11 juin, ni le match d’ouverture de la compétition ni les premiers pas des Bleus dans la capitale de l’Etat du Massachusetts – où l’équipe de France a installé son camp de base – n’ont semblé perturber le quotidien des Bostoniens.
Dans les rues, le Mondial serait presque invisible sans ces quelques supporteurs écossais en kilt, présents à deux jours de l’entrée en lice de leur sélection contre Haïti, samedi 13 juin, au Gillette Stadium, ou ces curieux qui font le pied de grue devant le Four Seasons, l’hôtel où séjournent les protégés de Didier Deschamps. Un maillot de l’équipe de France sur le dos, Juan (les personnes citées par leur prénom n’ont pas souhaité donner leur nom de famille) est arrivé aux alentours de 5 heures du matin, après avoir parcouru 700 kilomètres de Washington, où il réside, en espérant apercevoir certains Tricolores et faire signer les deux maillots de Kylian Mbappé qu’il possède.
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