Volodymyr Zelensky le réclamait depuis des mois, il l’a finalement obtenu, contre toute attente, mercredi 8 juillet, au détour du sommet annuel de l’OTAN à Ankara, en Turquie : le président américain Donald Trump a donné son feu vert à l’Ukraine pour la fabrication sous licence de missiles Patriot. Une annonce inattendue, qui ouvre de nombreuses questions sur la faisabilité d’un tel projet.
« Nous allons vous donner une licence pour fabriquer des Patriot », a ainsi déclaré M. Trump. « C’est plutôt cool », a-t-il ajouté, alors que le président ukrainien était assis à ses côtés. « De cette façon, vous ne pourrez pas vous plaindre qu’on ne vous en fournit pas assez », a-t-il également glissé. Une déclaration néanmoins suivie d’une précision de taille : « Nous n’en avons pas encore informé l’entreprise, mais ça va s’arranger. »
Les missiles Patriot, clés pour la défense antimissile de l’Ukraine face aux salves russes, sont en réalité fabriqués par deux entreprises : Raytheon et Lockheed Martin. Mais actuellement, seuls deux pays dans le monde ont l’autorisation pour les fabriquer en dehors du territoire américain : le Japon et l’Allemagne. Tokyo fabrique la dernière version, dite PAC-3, tandis que l’Allemagne a obtenu très récemment, en 2024, le droit de produire la version précédente, les PAC-2. L’Ukraine serait donc le troisième pays au monde à bénéficier d’une telle licence.
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