Un peu partout dans la ville, des immenses affiches bleu ciel aux rubans tricolores avec un cœur dessiné et le nom des morts. Dans le centre-ville, dans l’exposition « Mémoire, miroir de notre humanité », que la mairie a ouverte début juillet, des fleurs, des montagnes de peluches, des mots peints sur le sol. A la Villa Masséna, au milieu des dorures et portraits du Second Empire, des dessins d’enfants, des textes de discours, des drapeaux des nationalités des victimes, des unes de journaux. A l’approche du dixième anniversaire de l’attentat de la promenade des Anglais, Nice se trouve confrontée à la difficulté de représenter l’horreur qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés le soir du 14 juillet 2016.
Rien n’apparaît sur le vacarme des sirènes, les visions abominables, la panique. Rien non plus sur l’irruption permanente du traumatisme dans la vie quotidienne : les enfants en échec scolaire, les insomnies chroniques, les familles qui se déchirent, les phobies et les addictions que rapportent les victimes. Elles étaient 3 000 à avoir été indemnisées par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme.
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