Qui ne s’est vu proposer des rendez-vous à des échéances lointaines, quand ce n’est pas un non ferme et définitif, en raison d’une patientèle déjà trop nombreuse ? Etre pris en charge par un médecin spécialiste est souvent une longue quête, particulièrement dans certains territoires, au risque de laisser des pathologies se développer.
Chefs d’orchestre du parcours de soins, les généralistes sont aux premières loges de cette pénurie et s’en inquiètent. « On en arrive à un point où je ne peux plus exercer la médecine comme je l’ai apprise, vu les difficultés que je rencontre quand j’ai besoin d’adresser un patient à un confrère spécialiste », rapporte le docteur Arnaud Saada, qui exerce à Massy (Essonne) depuis treize ans.
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