Ellsworth Kelly rend la vie en couleurs, à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence
Cézanne a dit de Monet : « Ce n’est qu’un œil, mais quel œil ! » Cela pourrait presque s’appliquer à Ellsworth Kelly (1923-2015). Subissant le même choc devant les Nymphéas du Musée de l’Orangerie que bien des artistes américains venus étudier à Paris après la seconde guerre mondiale, anciens soldats bénéficiant d’une bourse du gouvernement américain, appelée le GI Bill, il a été touché par le maître impressionniste. Au point d’aller spécialement sur ses traces.
D’abord à Giverny qui lui inspire, en 1952, un étrange tableau glauque, une exception dans son œuvre, il n’est pas strictement monochrome, mais constitué de petites touches comme si son regard avait tenté de percer la surface du bassin des nymphéas. Puis à Belle-Ile, en 1965, pour y dessiner les rochers escarpés de Port-Coton, que Monet avait peint en 1886.
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