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Emmanuel Grégoire annonce la gratuité des cantines scolaires à Paris pour les familles les plus modestes dans les écoles et les collèges publics

Emmanuel Grégoire annonce la gratuité des cantines scolaires à Paris pour les familles les plus modestes dans les écoles et les collèges publics

C’était l’un de ses engagements de campagnes. Le socilaiste Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris le 22 mars dernier, a annoncé, vendredi 5 juin, que les cantines scolaires de la ville seraient gratuites, à partir de la rentrée de septembre, pour les familles les plus modestes dans les écoles et les collèges publics.

Cette mesure, qui concernera plus de 17 000 enfants − sur quelque 100 000 enfants qui mangent chaque jour dans les cantines parisiennes −, sera mise en place pour les deux premières tranches du quotient familial qui paient actuellement les repas à 0,13 et 0,85 centime d’euros, a détaillé le nouvel édile socialiste.

« Ce sont des factures toutes petites qu’on a du mal à recouvrer, qui demandent beaucoup de logistique, donc on préfère faire ce geste de solidarité », a-t-il expliqué lors de la visite d’une cuisine centrale qui livre les écoles du XXe arrondissement. Les tarifs des huit tranches suivantes, qui paient le repas jusqu’à 7 euros, seront en outre gelés.

« Souvent le seul repas un peu solide donné dans la journée »

Au total, plus de 2,5 millions de repas par an seront distribués gratuitement aux enfants concernés, dans les écoles, jardins d’enfants et collèges de la capitale, pour un coût total annuel estimé à 1,2 million d’euros.

« Il faut prendre la mesure de la très mauvaise qualité de l’alimentation, y compris en quantité, de certaines familles modestes », a défendu Emmanuel Grégoire, affirmant que la question de l’alimentation des enfants n’était « pas négociable ». Le repas servi à la cantine « est souvent le seul repas un peu solide donné dans la journée », alors que la fréquentation de la cantine se « dégrade au niveau du collège », a-t-il fait valoir.

Le coût des repas a augmenté ces dernières années pour la ville, en raison de l’inflation des matières premières et du « gain qualitatif » lié notamment au passage au bio, a expliqué M. Grégoire. « Si on avait répercuté le coût de l’inflation des denrées alimentaires sur les familles, il aurait fallu augmenter les tarifs de 40 à 50 millions d’euros au global, que la ville a compensés ces dernières années », selon lui.

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