Voice of Freedom Повна версія

En Finlande, en Suède et en Norvège, sur la route des bunkers de la guerre froide, dispositif-clé en cas de conflit avec la Russie

· War chronicles

Trois petites brochures siamoises sont massivement distribuées auprès des populations. En Finlande, le document insiste sur la préparation à une situation de guerre en « soixante-douze heures » chrono ; en Suède, il incite à l’« unité » civile et militaire avec, en couverture, une femme en uniforme protégeant une famille ; en Norvège, il affiche en une les réserves à constituer chez soi : eau, bougies, allumettes, trousse de secours, conserves, couvertures, radio hertzienne… Face à une Russie jugée de plus en plus menaçante, les trois pays nordiques ne se contentent pas de mobiliser les esprits ni d’accroître leurs budgets de défense : ils réhabilitent les bunkers de la guerre froide.

Un chapelet d’abris creusés dans le granit, une roche résistante très répandue dans la région, en jalonne les territoires. Autonomes en air et en eau, les plus vastes peuvent accueillir plusieurs milliers de personnes. Héritée de la seconde guerre mondiale, cette « culture » des bunkers s’est développée dans les années 1950, sous la menace nucléaire, dans des pays habitués à compter d’abord sur eux-mêmes.

Il vous reste 94.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.