Formiris. Le nom de l’organisme qui fait l’objet du dernier rapport de la Cour des comptes, publié jeudi 18 juin, est aussi méconnu du grand public qu’incontournable dans l’organisation de l’enseignement privé sous contrat en France, dont il offre à la fois un exemple des singularités de fonctionnement et des dérives qui peuvent en découler.
Il s’agit de la principale association chargée de mettre en œuvre la formation des enseignants du privé sous contrat. Sa raison d’être tient à une particularité : les 140 000 professeurs du privé sont des agents publics, employés et payés par l’Etat, mais ce dernier n’assure pas leur formation professionnelle, laquelle est organisée, par convention, par des associations. Lié à l’enseignement catholique, Formiris est la plus importante d’entre elles, et perçoit à ce titre la quasi-totalité de la dotation ministérielle, soit près de 50 millions d’euros en 2025.
Dans ses observations, la Cour des comptes étrille cette fédération pour des « carences persistantes dans [sa] gestion », qui vont des lacunes dans l’information financière à « une gouvernance insuffisamment prémunie contre les conflits d’intérêts ». Les magistrats épinglent également l’absence de contrôle de la part de l’Etat, à la fois sur l’utilisation des financements publics par Formiris et sur le contenu des formations proposées. Les magistrats formulent ainsi 11 recommandations, dont plusieurs à appliquer « sans délai » afin de mettre fin aux irrégularités relevées.
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