Entre fierté et découverte, les premiers pas des plus jeunes maires de France
Ils sont nés dans le nouveau millénaire et portent aujourd’hui l’écharpe tricolore. À l’issue des élections municipales de mars, une vingtaine de candidats âgés de moins de 24 ans ont pris les rênes de leur commune. Dans un paysage municipal où l’âge moyen des quelque 35 000 maires français avoisine les 60 ans et où 95 % ont plus de 40 ans, ces jeunes élus font figure d’exception. « Nous sommes la preuve que la jeunesse s’engage et agit concrètement », assure Mathis Chantelose, 21 ans, maire de Sapogne-et-Feuchères (Ardennes), 514 habitants. Comme la plupart de ses homologues, il est sans étiquette.
Pour la plupart, les premières semaines de mandat se sont déroulées sans difficulté majeure, malgré l’ampleur des responsabilités à assumer. « J’adore ce que je fais, c’est une fierté de représenter ma commune d’enfance », explique Clovis Roussel, 21 ans, nouveau maire de Pays-de-Clerval (Doubs), 1 174 habitants. Mais, pour certains, l’entrée en fonction n’a pas été facile. A Flesselles (Somme), 1 937 habitants, Rayan Ould, 22 ans, a dû composer avec des conditions de démarrage délicates.
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