Politique

Entre secteurs public et privé, une porosité « structurelle » et une « menace démocratique », selon l’Observatoire de l’éthique publique

Entre secteurs public et privé, une porosité « structurelle » et une « menace démocratique », selon l’Observatoire de l’éthique publique

L’ancien chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, qui rejoint le Boston Consulting Group, l’ex-ministre de l’intérieur Christophe Castaner, qui conseille le groupe de fast-fashion Shein, la rectrice Charline Avenel, qui intègre un groupe privé d’enseignement supérieur… Les exemples récents – et souvent controversés – de passages entre les sommets de l’Etat et le monde des entreprises ou des cabinets de conseil ne manquent pas.

Communément désignées sous le terme de « portes tournantes », ces mobilités public-privé constituent en effet désormais un élément structurel de l’organisation des pouvoirs publics. Une transformation favorisée par diverses réformes qui ont assoupli les circulations entre les deux secteurs, mais qui suscite toujours son lot d’inquiétudes.

Dans un Livre blanc à paraître lundi 15 juin, l’Observatoire de l’éthique publique met en garde contre une « porosité structurelle », susceptible, selon lui, de constituer une « menace démocratique ». Si beaucoup « défendent les vertus de la respiration et de la pollinisation entre public et privé », cette nouvelle donne « entraîne son lot de risques qui vont bien au-delà du seul risque de conflits d’intérêts auquel est trop souvent réduit l’enjeu des mobilités », expliquent les chercheurs Antoine Vauchez, Juliette Lelieur et Lola Avril, auteurs du document.

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