Économie

Le remboursement des traitements anti-obésité, une équation complexe pour l’Assurance-maladie

Le remboursement des traitements anti-obésité, une équation complexe pour l’Assurance-maladie

Rembourser ou ne pas rembourser ? Depuis l’arrivée, en 2021, du Wegovy, du danois Novo Nordisk, puis, en 2023, du Mounjaro, de l’américain Eli Lilly, les systèmes de santé du monde entier sont confrontés à une équation redoutable. D’un côté, ces nouveaux médicaments anti-obésité affichent des résultats cliniques très prometteurs, avec des pertes de poids pour les patients de 15 % à 20 % en moyenne. De l’autre, leur coût élevé – environ 300 euros par mois jusqu’à présent –, doublé de la nécessité d’une prise au long cours pour maintenir leurs effets, fait trembler les comptables des administrations de la santé.

Cinq ans plus tard, ce casse-tête à plusieurs centaines de millions d’euros continue de faire tourner les calculatrices : vaut-il mieux financer massivement ces médicaments ou continuer à assumer le coût de l’obésité et de ses complications ? Car celui-ci, bien que difficile à mesurer précisément, est loin d’être négligeable. Il se chiffre, au regard des différentes estimations qui ont été réalisées ces dix dernières années, en milliards d’euros chaque année.

De fait, l’obésité ne se résume pas à un excès de poids. Elle constitue un facteur de risque majeur de nombreuses complications et pathologies, dont certaines très coûteuses pour la solidarité nationale : diabète de type 2 (80 % des personnes qui en souffrent sont en surpoids ou obèses), hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, certains cancers, stéatose hépatique non alcoolique, syndrome d’apnées du sommeil, maladies respiratoires ou encore affections articulaires…

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