A compter du mercredi 1er juillet, l’Union européenne (UE) va doubler (à 50 %) ses droits de douane sur les importations d’acier et réduire de moitié les quotas d’importation exonérés. Le même jour, elle prélèvera 3 euros sur chaque petit colis qui entrera sur ses terres, amenant ainsi la France à suspendre la taxe de 2 euros qu’elle avait instaurée seule, le 1er mars, et que les commerçants en ligne évitaient largement en acheminant leurs produits dans d’autres pays de l’UE.
Ces deux mesures, d’un genre différent, visent avant tout la Chine, dont les entreprises, gavées de subventions et dopées par un yuan dévalué, mettent aujourd’hui en danger l’économie du Vieux Continent.
Dans le cas de l’acier, la sidérurgie européenne étouffe sous les surcapacités chinoises qui se déversent dans le monde entier, à l’heure où les Etats-Unis ont augmenté leurs droits de douane, où les prix de l’énergie sont élevés, où la transition écologique lui coûte cher et où la demande, notamment de l’industrie automobile, recule.
Quant aux douze millions de colis d’une valeur de moins de 150 euros qui arrivent chaque jour en Europe, et qui, dans plus de 90 % des cas, viennent de Chine et ne respectent pas les normes européennes, ils contribuent à vider les villes de leurs petits commerces.
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