Finances publiques : la perspective d’une baisse du déficit s’éloigne, de nouvelles économies décidées
« Tous les signaux » des finances publiques « sont au rouge », avait averti, fin juin, la Cour des comptes. Une analyse partagée par la suite par David Amiel pour qui l’institution financière « a 100 fois raison » : « Nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre. » Le ministre de l’action et des comptes publics ne s’y est pas trompé.
Les données dévoilées par le gouvernement, mardi 7 juillet, à l’occasion d’un nouveau comité d’alerte des finances publiques, sont venues confirmer ce sombre diagnostic et mettre encore un peu plus en lumière la délicate équation budgétaire avec laquelle l’exécutif doit composer depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Un conflit dont les répercussions continuent de peser sur l’économie française et les comptes publics, malgré l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran.
La conjoncture ne s’est pas améliorée et pousse aujourd’hui le gouvernement à réviser une nouvelle fois à la baisse sa prévision de croissance pour 2026. Après avoir tablé sur 1 % de croissance en début d’année, puis sur 0,9 % en avril, l’exécutif n’anticipe plus désormais qu’une croissance de 0,7 %.
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