Politique

Fonction publique : le gouvernement exclut une hausse générale des salaires mais promet des dispositifs ciblés

Fonction publique : le gouvernement exclut une hausse générale des salaires mais promet des dispositifs ciblés

Les projections défavorables présentées par l’exécutif lors du « comité d’alerte des finances publiques » laissaient peu de place au doute quant à l’issue du « rendez-vous salarial » de la fonction publique présidé, mercredi 8 juillet, par le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel. Contrainte budgétaire oblige, le gouvernement a opposé une fin de non-recevoir aux revendications portant sur une revalorisation générale des salaires des agents publics. Une perspective inimaginable pour les représentants du personnel, qui ont quitté la réunion et ont déjà lancé un appel à la mobilisation pour le 29 septembre. Le secrétaire général de l’UNSA-Fonction publique, Luc Farré, dénonce un « acte manqué ».

« Le contexte budgétaire contraint rend difficile toute mesure générale », argumente le ministère de la fonction publique. Selon ses chiffres, une hausse de 1 % de la valeur du point d’indice de la fonction publique représenterait 2,4 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Ce dispositif de revalorisation générale, ajoute-t-on par ailleurs, « n’est absolument pas ciblé », puisqu’il favoriserait de fait les agents publics les mieux payés. Le gouvernement ferme également la porte à des mesures catégorielles de revalorisation. Si ces augmentations sectorielles se sont récemment multipliées (en faveur notamment des personnels de santé, de ceux de l’éducation ou des forces de sécurité), leur accumulation « a morcelé le paysage des rémunérations » et « renforcé les écarts » entre les ministères et les différents versants de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière), explique le ministère.

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