Il y a ces derniers temps deux façons de voir les grands rassemblements internationaux sur la technologie en général et sur l’intelligence artificielle (IA) en particulier : le verre à moitié vide, c’est l’absence de toute régulation ou mesure coercitive nouvelle, notamment en raison des réticences des Etats-Unis de Donald Trump à encadrer une industrie dont les fleurons mondiaux sont américains. Le verre à moitié plein, c’est le maintien, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, d’un dialogue international sur une technologie aux conséquences mondiales et l’énonciation de quelques grands principes sur certains thèmes.
La France, qui accueillait vendredi 29 mai la réunion « numérique » du G7, qu’elle préside, a choisi la seconde option : « C’est une victoire », s’est félicitée Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, à l’issue de quatre réunions avec ses homologues des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et du Canada, accompagnés de représentants de l’Union européenne.
Concrètement, la France se réjouit d’avoir pu faire adopter une déclaration finale commune, signée par les Etats-Unis. L’administration de Donald Trump n’avait pas signé le document de clôture du Sommet pour l’action sur l’IA de Paris, en février 2025 mais avait accepté celui du Sommet de New Delhi, en avril 2026. Cette expression des sept pays membres porte sur quatre thèmes.
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