Guadeloupe : les élus réunis en congrès demandent à l’Etat de prendre en charge la refonte du réseau d’eau
Réunis toute la journée en congrès mercredi 24 juin, les élus de la Guadeloupe ont, une nouvelle fois, constaté l’échec cuisant de leur gestion de l’eau sur le territoire. Depuis des années, l’archipel subit des coupures d’eau plus ou moins organisées, liées à la vétusté du réseau, doublée d’une absence de gestion technique et politique. La crise devient aussi sanitaire avec des interdictions régulières de consommer ou de se baigner dans les eaux de Karukera (« l’île aux belles eaux » en arawak), qui porte de plus en plus mal son nom.
Au milieu de cette réalité, qui conduit aux fermetures intempestives mais régulières des écoles, des cantines, parfois des entreprises, les élus affirment être pleinement conscients du problème. Lors du congrès, les discours ont, comme à chaque fois, martelé « la situation d’urgence », « le défi quotidien », « les coupures et les difficultés » des populations, le « besoin de transparence », « d’action collective », de « décision et d’engagement ».
« Nous savons comment sortir de la crise, nous connaissons les outils, les solutions », a fustigé le préfet Thierry Devimeux, qui place la résolution de la crise de l’eau dans une « unité politique », cruellement absente, menaçant même de retirer ses financements de l’effort collectif « si l’Etat est le seul à [le] porter ».
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