Handicap : les dysfonctionnements de l’aide à domicile sont « un frein à l’autonomie », selon le Défenseur des droits
Vivre chez soi de manière autonome est un droit fondamental, qui reste pourtant bafoué pour de nombreuses personnes en situation de handicap, car elles n’ont pas accès à l’accompagnement dont elles ont besoin. Dans une décision-cadre, rendue publique mercredi 1er juillet, la Défenseure des droits, Claire Hédon, saisie par deux associations, APF-France Handicap et l’AFM-Téléthon fin 2023, alerte sur les « atteintes aux droits et aux libertés » liées aux problèmes de fonctionnement des services d’aide à domicile (SAD).
L’autorité indépendante est chargée de l’application de la Convention des Nations unies relatives aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la France en 2010, qui reconnaît leur « possibilité de choisir leur lieu de résidence » et « l’accès à une gamme de services à domicile ou en établissements (…) pour leur permettre de vivre dans la société ». Ce droit se concrétise par le versement d’une prestation de compensation du handicap (PCH) pour dédommager un aidant familial, rémunérer un salarié ou un SAD.
Le document d’une quarantaine de pages est émaillé de témoignages, recueillis par les associations, comme celui d’une femme atteinte de poliomyélite. L’association qui vient chez elle trois fois par jour risque le dépôt de bilan. « Que ferons-nous sans ces services vitaux pour nous, personnes dépendantes ? », demande-t-elle. Une autre a appelé 32 services prestataires et n’a reçu qu’« un seul retour en un an ».
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