Jean-Luc Mélenchon a accusé, dimanche 7 juin, le Rassemblement national (RN) de promouvoir un « suprémacisme » visant à diviser les peuples « en ethnie et en religion », lors de son premier meeting de campagne, dans la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), devenue à la fois la vitrine de La France insoumise (LFI) et le laboratoire de la « nouvelle France » théorisée par le quadruple candidat à la présidentielle.
« Dans ce chaos naissant, un nouveau projet politique germe, dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme, voici ce qu’il faut appeler le suprémacisme, c’est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion (…). En France, le suprémacisme est porté par le RN », a lancé le candidat La France insoumise (LFI), fustigeant les « obsédés de la race » et leurs « névroses communautaristes ».
Le meeting, qui a commencé vers 15 h 30, se tient en plein air, place Victor-Hugo. Un lieu symbolique, situé entre la mairie dirigée par l’« insoumis » Bally Bagayoko depuis les municipales de mars et la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. « Je crois à ça, à la force des lieux », avait souligné Jean-Luc Mélenchon dans la semaine.
« C’est le démarrage de la campagne », avait-il prévenu, après l’officialisation de sa candidature début mai. Dans la plus grande ville de la banlieue parisienne, les « insoumis » entendent faire une « démonstration de force » : au moins 10 000 personnes sont attendues.